Stan nous embarque sur le Rhône

Le pourquoi du comment

publié le dimanche 05 mai 2019 à 08h00

Stan nous embarque sur le Rhône

 

(ndlr) Cette semaine Stan inaugure une nouvelle série : les fleuves et la vigne. Il consacre sont prmier article au Rhône. Embarquement immédiat !

 

La vallée du Rhône, comme son nom l’indique, s’articule le long du fleuve qui parcourt le quart sud-est de la France, depuis la Suisse, aux Bouches du Rhône.

Même hors de France le Rhône est bordé de vignes, comme d’autres grandes rivières ou fleuves, Rhin, Danube, Loire, Murray River, Èbre… Ceci dû à la facilité des transports par le passé via les voies fluviales., mais aussi parce que les pentes et les contreforts souvent bien exposés ont généré des sols complexes et bien adaptés à la vigne.

Un peu comme les montagnes d’où elles arrivent.

 

Les vins des fleuves sont donc légions dans le monde.

Attachons-nous un peu à ce Rhône qui se déroule sur 812 kms depuis sa source suisse dans le Valais.

 

Il se décompose en 3 parties bien distinctes :

 

  • Le long du Valais où il est au cœur du canton et de son activité industrielle et agricole,
  • Puis dans le Chablais où il se jette ensuite dans le Léman.
  • Il va passer en France et devenir ensuite le grand fleuve que l’on connait bien.

 

 

Les vignobles s’étalent donc aussi quasiment de manière continue le long de son cours.

Les premiers dans le Valais abritent les grands valaisans à partir de Petite Arvine, de Syrah, de Roussane, Fendant, Paien, Cornalin ou Humagne

Puis toujours en Suisse, les côteaux d’Epesses et du Canton de Vaud/Fechy, où le Chasselas est roi.

Genève où le Gamay et le Pinot sont légion.

On arrive ensuite en France où le Chasselas est encore bien présent dans les Alpes, mais plutôt sur l’autre versant et donc pas sur le Rhône. Ici il s’agit des appellations Seyssel, avec l’Altesse, ou Chautagne, qui ne jouxte pas le fleuve mais non loin.

 

On arrive ensuite sur la partie la plus connue de son trajet qui débute au sud de Lyon sur des côteaux le plus souvent rive droite du Rhône pour ensuite après Montélimar se dérouler plus en rive gauche.

 

Du Nord au Sud on a les Vins de Seyssuel rive gauche, en plein renouveau. Ces vins sont sudistes de caractère car le climat est plus chaud et plus sec.

Puis Côte Rôtie, Condrieu, Saint Joseph, Crozes Hermitage, Hermitage, Cornas.

Les vins sont le plus souvent rouges, de garde et à base de Syrah, un peu de blancs, riches, opulents de Roussane, Marsanne.

 

Une enclave avec le Brézème, qui est le dernier des septentrionaux, avant de faire une pause viticole. Ensuite le vignoble part s’installer de l’autre côté et les pentes sont bien plus douces moins abruptes, les cépages différents, le mistral souffle plus fort et les cigales sont apparues. Le calcaire domine également. Alors qu’au nord le granit était sa base.

 

Ici le Grenache domine, accompagné de ses compères méditerranéens le Mourvèdre, le Carignan, la Counoise, la Vacquarèse, le Grenache blanc, la Clairette, le Bourboulenc, bref plus diversifié en termes de cépages, plus étendu, plus variés en termes de sols.

Cela donne de très grande appellation nous voici dans le sud de la vallée du Rhône, Drôme, Ardèche, Vaucluse, Bouches du Rhône, Gard, il y a de quoi faire.

 

Le fleuve se jette ensuite dans son delta où on retrouve des appellations provençales pas très loin mais non sur son cours, avec les Baux de Provence notamment, et les deux dernières du Rhône avec les Costières de Nîmes et la clairette de Bellegarde.

 

Grand voyageur ce Rhône qui part des montagnes pour arriver en mer, comme tous les cours d’eau, draine avec lui des vins variés et nombreux, un des grands pourvoyeurs de nos vignobles mais aussi de ceux de nos voisins helvètes.

Quand partons-nous ?

Stanislas ROCHER

par Stanislas ROCHER

OenoConseil, Voyageur dégustateur et Dénicheur de perles.