Le cépage Muller Thurgau

Les Cépages européens

publié le dimanche 16 décembre 2018 à 08h00

Le cépage Muller Thurgau

Voilà un cépage intéressant car peu répandu en France mais qui a trouvé des amateurs non loin de chez nous. Originaire de Suisse, son créateur le professeur Muller-Thurgau lui donnera son nom.

 

Croisement de Riesling, et madeleine royale, on a longtemps cru qu’il était un riesling/sylvaner.

Par suite de recherches il apparait que le Bouvier serait une mutation naturelle de ce Muller Thurgau.

 

Cultivé sur une surface de plus de 40 000 Ha dans le monde c’est surtout en Allemagne qu’on le rencontre.

Il reste le cépage le plus planté de Suisse, devant le Chasselas, c’est dire !

 

Appelé Rivaner en Allemagne, on le trouve le long de l’arc alpin et en région septentrionales. Son cycle végétatif court fait qu'il murit assez bien dans des zones fraîches.

 

De port semi érigé, il est assez productif, on le taillera plutôt court. Il résiste bien au gel, notamment après coup, grâce à de bonnes repousses.

Les grappes sont petites à moyennes, compactes, cylindrique ou pyramidales.

Ses baies sont d’abord vertes et tournent au jaune doré légèrement moucheté. De maturité proche du chasselas, il arrive un peu avant les rieslings en règle générale. Juteuse, on leur trouvera un léger goût muscaté parfois.

 

 

Utilisé en Suisse pour faire du jus de raisin, on le retrouve dans les appellations Moselle, en Allemagne, et un peu partout ensuite le long des Alpes et Europe Centrale, Autriche, Hongrie, Italie (sud Tyrol)

 

Quelques notes muscatés au nez en font un compagnon des asperges, qui souvent ont du mal à trouver vin à leur pied.

Il donne des vins parfois un peu mous et de faible garde. Chez les producteurs attentifs et avec un peu de soin, il donnera des vins parfumés, avec une belle trame minérale. Notamment en Sud Tyrol ou certains ont su tirer le meilleur du cépage.

 

On citera les régions de Hesse-Rhénanie, ou Bade et Pfalz en Allemagne.

Slovaquie, Hongrie, Autriche ou le Sud Tyrol en Italie sont des régions majeures de production.

Il a également une bonne présence en Nouvelle Zélande bien que pas ou peu importé.

Stanislas ROCHER

par Stanislas ROCHER

OenoConseil, Voyageur dégustateur et Dénicheur de perles.