Stan nous emmène au domaine Larue à St-Aubin

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publié le jeudi 27 décembre 2018 à 08h00

Stan nous emmène au domaine Larue à St-Aubin

En arrivant au hameau de Gamay, plusieurs images vous passent par la tête. L’une sur le nom du village ou on s’occupe surtout de Chardonnay et de Pinot, mais aussi sur l’extrême proximité des blancs secs les plus renommés au monde.

Les stars du Chardonnay sont là à quelques mètres de la voiture, du chemin, Montrachet, Batard, Chevalier à quelques encablures de l’appellation St Aubin !

Ensuite et bien, on profitera une fois du plus d’un soleil inondant le paysage fabuleux de la côte !

 

 

Didier Larue nous reçoit en son caveau un beau matin d’automne, ou plutôt d’été indien, car pour un 13 Octobre et bien, les conditions sont idéales.

Les vins sont tranquillement en train de finir de travailler en cave et on sent un vigneron ravi et heureux de nous recevoir.

 

 

Nous allons déguster 12 vins et faire un véritable tour de l’appellation St Aubin grâce à la grande variété de terroirs travaillés par le domaine.

Ce dernier s’étend sur 15 Ha et produit 17 vins, dont la majorité à St Aubin, mais également Chassagne et Puligny.

 

Les sols sont travaillés de manière traditionnelle. Pas de désherbage chimique, labours et cavaillons sont la base, puis travaux d'été en vert, et récolte.

Les vins sont alors vinifiés à la cuverie, et passent en partie dans les fûts ou désormais on retrouve de plus gros volumes pour moins de boisé.

 

Nous dégustonstout d'abord :

L’aligoté, très fruité, sur la poire, salin. Joli vin.

Le St Aubin village, au léger boisé, et qui est élégant et frais. Bien+

 

Ensuite vient la série des premiers crus, quelle diversité !

Les combes est rond, équilibré, facile, le roche Dumay est citronné, fenouillé, tendu et frais bien ++ Champlots est austère et minéral, long, il a ses amateurs :)

En Montceau est solaire, calcaire, mielleux en bouche et fini bien tendu.

Remilly est anisé, végétal, plus court en bouche, le vin est un peu fermé.

 

Les premiers crus issus de nombreuses parcelles sont très intéressants.

Sur chaque millésime les vignerons travaillent de la même manière et ce sont donc uniquement le sol et l’exposition qui parlent ici !

On retrouve bien les styles plus ronds et plus gras des parcelles plein sud ou sud-ouest, puis les plus frais en hauteur ou exposé au matin.

Idem sur Puligny car les parcelles Garenne et Champ Gain sont très exposées au sud et assez hautes sur le coteau, sous le puit également mais avec moins de sols.

A détailler lors de visites chez des producteurs de Puligny :)

 

 

Nous goûtons ensuite 3 rouges :

Aloxe 2016, bombe de fruit, sur la fraise, minéral, la bouche est encore jeune et devra se faire. Mais c’est bien. Le 2015 est plus en place, un nez de pinot sur les épices douces et les sous-bois, belle fraîcheur en bouche et long, se met en place. Bien +

 

Le Corton Perrières 2014 et son nez terrien, solaire et puissant, plait aux invités, épicés, kirch, un beaunois de grande classe, acidulé et tannins fins. Il plait par sa longueur et puissance, je suis moins convaincu que l’entourage.

 

Nous finissons sur le Puligny la Garenne 2009 au nez calcaire et noisette, l’encaustique et la minéralité jouent à cache/cache, un vin complexe et évolué, à la bouche beurrée et mielleuse, année solaire, il reste une belle tension. Un joli vin prêt à boire.

 

Très jolie dégustation !

Je retiendrais surtout les vins blancs de St Aubin, avec en coup de cœur le Champlots, le Roche Dumay et le St Aubin village pour faire un vin d’accès plus simple.

Tous les premiers crus sont passionnants et les Combes n’est pas à négliger comme en Montceau d’ailleurs.

 

Bref comme dans le cochon, tout est bon !

Stanislas ROCHER

par Stanislas ROCHER

OenoConseil, Voyageur dégustateur et Dénicheur de perles.