Dans les pas de Stan chez Alain Chabanon : du beau du (très) bon !

Au fil des rencontres

publié le samedi 17 novembre 2018 à 08h00

Dans les pas de Stan chez Alain Chabanon : du beau du (très) bon !

Rapide passage du côté de Montpeyroux, à Lagamas en cette mi-septembre 2018.

Les raisins sont quasi tous rentrés et les vignerons soufflent.

Je fais un arrêt non prévu chez un de mes vignerons favoris de la région : Alain Chabanon.

Ce dernier est absent car il est en Lozère, son pays d’origine. Pas grave on pourra tout de même déguster les vins.

 

 

Le domaine est en Biodynamie depuis quasi toujours. On souffre peu ici, et on sent un profond respect à la fois pour la nature et la plante.

 

Le domaine est certifié demeter depuis 2011, mais bio depuis 2002.

Première vendange en 1992, c’est dire si le domaine est un pionnier local. 17 ha donnent aujourd’hui 50 à 60 000 bouteilles et 9 cuvées, dont 1 rosé et 2 Blancs.

 

J’ai rencontré Alain Chabanon à de nombreuses reprises, sur des salons, dans mon magasin, ou chez lui.

Dès ma première rencontre avec lui et ses vins j’ai su que je serais accro. Chaque vin à une âme particulière et des qualités propres. Il a fait évoluer son style, moins de bois, moins d’oxydation sur Trelans, et toujours plus de précision : la marque d’un grand vigneron, une patte.

Je cache toujours un ou deux magnums, car le potentiel de garde est grand.

Certains vins ont dû donner du fil à retordre à de plus grands noms il y a quelques années.

Je pense notamment au Merle aux alouettes, qui par son nom et son style fait référence à Bordeaux.

J’avoue qu’il y à quelques années les merlots étaient surement un peu plus légers que de nos jours.

Constat sur toute la région, souvenir d’un Coujan 1989 d’anthologie, en cabernet, de quoi faire rougir les médocains :)

 

Nous reparlerons du domaine et du parcellaire à l’occasion. Lors de cette visite je n’ai fait que déguster rapidement la gamme, d’une homogénéité rare et très précise.

Dans le coin, Aupilhac et lui survolent l’appellation, dans des styles très différents.

 

 

Je vais raccourcir mais tous les vins dégustés sont vraiment de haut niveau, précis et frais, un modèle à mon sens.

 

  • Petit Trelans, joli vin blanc, frais et élégant, bon apéritif. 
  • Trelans Blanc 2017, Vermentino et Chenin, des notes méditerranéennes, fenouil et anis étoilé, une bouche tendue et saline, beau vin, à garder 3/4 ans, déjà très bon. 
  • Campredon, Syrah, Grenache et Mourvèdre, coup de cœur, nez de cerise et de fruits rouges frais, bouche à l’avenant, un grand petit vin. 15 euros mais c’est très agréable, et bon. Gourmand, frais et gouleyant, sans lourdeur, un vin bon et sudiste sans lourdeur. Juteux ! Une bombe 
  • Boissières superbe, frais et typé Reynaud, on se croirait à Châteauneuf su les sables, c’est top, déjà gourmand et long. Très bon vin. 
  • Esprit de Fontcaude, plus animal, c’est la bête de course, il est taillé pour la garde, les épaules larges, un peu d’élevage, du fond et de la forme. Très Beau Vin 
  • Saut de Côte, Mourvèdre vieilli en œufs béton, une divine bouteille, finesse, élégance et puissance du mourvèdre, épices et longueur, Grand vin !

 

Je conseille à tous de goûter une fois ce vin qui allie la finesse et la puissance des grands Languedoc !

 

Stanislas ROCHER

par Stanislas ROCHER

OenoConseil, Voyageur dégustateur et Dénicheur de perles.